"Se faire mesurer est une expérience très surprenante par :
- la méthode employée pour mesurer les personnes,
- le côté technologique avec l'image en 3D,
- le décor utilisé, en particulier la cabine,
- le côté rapide, futuriste de la prise de mesures,
- l'effet de "dynamiseur" de la mode,
- l'ambiance chaleureuse et très positive.

En tant que consommatrice, on se rend compte de la nécessité de
cette Campagne.

Ce fût une très bonne expérience, je n''en garde que du bon."
Annie mesurée de Lyon.

"J'ai été mesurée en tout début de campagne. Les mesureurs prenaient tout juste leurs marques avant cette longue expérience. J'ai tout d'abord rempli un questionnaire en prenant un premier contact avec ma "mesureuse". Ensuite, je suis rentrée dans la cabine de déshabillage. Je me souviens d'une ambiance douce et calfeutrée, et je me suis tout de suite sentie à l'aise. J'ai suivi avec précaution les consignes affichées (pas de bijoux, cheveux relevés, etc), et suis ressortie du côté de la zone de scan'. Ma mesureuse m'a accueillie, m'a pris quelques mensurations manuellement, puis je suis montée sur la balance ("Ouf ! c'est bon, je n'ai pas trop pris !"). Elle m'a également collé quelques petits repères blancs sur le corps. Puis enfin, j'ai pénétré dans la cabine de scan'. J'ai du adopter une véritable position de "cosmonaute" ! (bras légèrement écartés et fléchis, jambes légèrement écartées également). Je me suis ensuite retrouvée dans le noir, rideaux fermés autour de moi, puis là, ce fut la 4ème dimension, la technologie dans sa splendeur, comme un spectacle laser !(bon, je plaisante, mais je n'en suis pas loin !). En quelques secondes seulement, ma silhouette n'avait plus de secret. Lorsque j'ai visualisé mon image 3D sur l'écran, je me suis dit "Ouh laaaa... non... çà ne peut pas être moi !!! Ah ? heu... ah ben si...!". Je me suis rhabillée tranquillement et suis finalement repartie en me disant "Maintenant, j'ai enfin une chance de pouvoir trouver des vêtements à ma taille, car les retouches des bas de pantalon, ras le bol !".

"Le début de la journée démarre à 7h30, on est en charge de l'installation du stand : mise en place des cartes pass, chauffage de la machine, préparation à l'accueil des personnes. Début des prises de mesures vers 9h, il faut savoir que la plupart du temps en matinée, il n'y avait pas beaucoup de visiteurs mais vers midi, le stand est très vite envahi. Parfois, il n'y avait pas de pause déjeuner ou seulement des pauses de 5 minutes même pour la pause toilette! La fin de journée se finissait aux alentours de 19h. Grosses journées pour les mesureurs."
Aline mesureuse de Troyes.
" Les relations de Mesureurs/Mesurés sont complétement différentes selon la région géographique.

A titre d'exemple, les gens sont plus ouverts dans le Sud que le Nord. Cela s'explique par le climat plus agrèable du Sud, le côté moins stressé, contrairement à la grisaille du Nord et son train de vie plus difficile.

De plus, il était remarquable de voir que selon la saisonnalité, le mesuré n'abordait pas la prise de mesure de la même façon.
En effet les relations étaient différentes selon que l'on soit en hiver ou que l'on soit en été. Il est vrai que durant l'été, les gens sont beaucoup plus ouverts au contact. La plupart sont volontaires pour se faire mesurer. Il fait chaud et beau, il est plus facile pour eux de se mettre en petite tenue : débardeurs, shorts, tongs. Il y a moins de complexe : belle peau, bronzage. On sent de la part des mesurés un bon état d'esprit, pas de stress et une envie d'en savoir plus sur cette Campagne de Mensuration.

Par contre en hiver, le temps n'est pas favorable pour mesurer les gens. Il fait froid, ils sont donc recouverts de vêtements et se déshabiller devient source de contrainte, un moment désagréable à passer. Le temps a aussi un côté déprimant, les gens n'ont pas le sourire et se faire mesurer c'est comme avoir un poids sur les épaules."

Histoire de Véronique, mesureuse à Cholet.